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2019 - Volume XXIV - - N° 3


Étude factorielle exploratoire de la version française de l’Échelle de Contrôle Attentionnel : liens avec les symptômes d’anxiété et de dépression Exploratory factor analysis of the French attentional control scale: relationships with symptoms of anxiety and depression

 

L’Échelle de Contrôle attentionnel-ECA, (Derryberry & Reed, 2002) est un autoquestionnaire de 20 items ayant été conçu afin d’évaluer deux processus distincts du contrôle attentionnel (CA) via des mises en situation écologiques. Cependant, malgré l’importance grandissante du CA dans la compréhension des processus exécutifs sous-jacents aux symptômes d’anxiété et de dépression, aucune version française de ce questionnaire n’a été conçue et validée jusqu’à présent. Au cours de cette étude, 278 participants ont complété la version française de l’ECA, ainsi que deux questionnaires mesurant les symptômes de dépression et d’anxiété (Beck Depression Inventory et State and Trait Anxiety Inventory). L’analyse factorielle exploratoire conduite sur ces données a permis de mettre en évidence deux facteurs : (1) « Concentration », composé de 10 items (a = .83) et (2) « Flexibilité » (a = .72), composé de 8 items. Ce modèle permet d’expliquer 39% de la variance et possède une bonne consistance interne (a = .83). Ensuite, les résultats de deux régressions hiérarchiques ont permis de mettre en avant des interactions différentes entre les sous-échelles de l’ECA et les symptômes d’anxiété et de dépression. En conclusion, la version française de l’ECA présente une très bonne validité interne, et ses sous-échelles se montrent sensibles aux symptômes d’anxiété et de dépression. Ceci est en accord avec la théorie du contrôle attentionnel, selon laquelle les capacités d’inhibition et de flexibilités sont impactées par ces pathologies. Une analyse confirmatoire doit encore être réalisée afin de répliquer ces résultats.

 

The attentional control scale-ACS (Derryberry & Reed, 2002) is a 20 items self-reported questionnaire developed to measure two different executive processes of attentional control. Despite the growing literature regarding the importance of attentional control abilities in our understanding of depression and anxiety, no French validation of this questionnaire is available yet. In this study, 278 participants completed the translation of the ACS, as well as two questionnaires measuring the symptoms of anxiety and depression (Beck Depression Inventory et State and Trait Anxiety Inventory). An exploratory factor analysis was conducted on those data’s, and highlighted two factors: (1) « Focusing », represented by 10 items (a = .83) and (2) « Flexibility » (a = .72) represented by 8 items. This model allows to explain 39% of the variance and presents a good internal validity (a = .83). Furthermore, two hierarchical regressions allowed to highlight specific interactions between the symptoms of anxiety and depression and the subscales of the French ACS. In summary, the translation proposed in this study presents a good internal validity and is divided in two subscales that are sensible to symptoms of anxiety and depression. These results are in line with the attentional control theory, according to which deficits in inhibition and flexibility would lead to anxiety-related disorders. A confirmatory factor analysis still needs to be run on a new sample of participants to validate these findings.

Wivine BLEKIC, Erika WAUTHIA, Isabelle SIMOES LOUREIRO, Kendra KANDANA ARACHCHIGE, Laurent LEFEBVRE, Mandy ROSSIGNOL

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2019 - Volume XXIV - - N° 3


Des avatars pour entraîner la prise de perspective : vers un protocole novateur pour réduire la détresse personnelle dans la dépression Avatars to train Perspective Taking Skills: Toward an Innovative Protocol to reduce Personal Distress in Depression

 

Les recherches sur l’empathie ont mis en évidence que la détresse personnelle était notamment lié à une tendance à focaliser son attention sur soi et à une confusion entre son propre état émotionnel et celui d'autrui. Le présent article propose un nouveau paradigme, visant à réduire la détresse personnelle (DP) des personnes présentant des symptômes dépressifs en améliorant la distinction entre leurs ressentis et ceux des autres. Le programme - décliné en 10 sessions informatisées réparties sur 4 semaines - entraîne leurs capacités de prise de perspective (PP) d’autrui en les invitant à se prononcer sur le vécu émotionnel (émotion/intensité) d’une tierce personne lorsqu’elle est confrontée à une situation émotionnelle donnée. Pour réduire les biais égocentriques, fréquemment observés dans les troubles dépressifs, ce paradigme original propose pour la première fois d’orienter l’attention des participants vers la tierce personne, par l’apparition brève de son avatar avant chaque évaluation émotionnelle. Ce programme d’entraînement à la PP cible spécifiquement le mécanisme de distinction soi/autrui (DSA) et devrait contribuer à réduire la DP à l’instar des techniques de modification des biais cognitifs.

 

Research on empathy has shown that personal distress is partially linked to a tendency to focus attention on oneself and a confusion between its own emotional state and other’s one. This article presents a new paradigm, designed for reducing the personal distress (PD) of people with depressive symptoms by improving self-other distinction. The program – consisting of 10 computerised sessions spread over 4 weeks - trains their other-perspective taking (PT) skills by inviting them to express their feelings about the emotion and intensity felt by a third person when confronted with a specific emotional situation. To reduce egocentric biases frequently observed in depressive disorders, this original paradigm proposes for the first time to direct participants' attention towards the third person by a brief appearance of its avatar before each emotional evaluation. This PT training program specifically targets the self-other distinction (SOD) mechanism and may help to reduce PD like the bias modification techniques.

Khira EL BOURAGUI, Erika WAUTHIA, Mandy ROSSIGNOL, Chrystel BESCHE-RICHARD

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2018 - Volume XXIII - - N° 2


www.aide-alcool.be : évaluation d’un programme en ligne d’aide au changement des habitudes de consommation d’alcool www.aide-alcool.be : assessement of a web-based intervention for changing drinking habits

 

Depuis 2012, il  existe en Belgique francophone un site internet pour les personnes  se questionnant sur leur consommation d’alcool. Il est possible d’y bénéficier, pendant 3 mois, d’un programme d’accompagnement en ligne – anonyme et gratuit - associant des consultations en ligne avec un psychologue spécialisé à des outils d’auto-observation et d’aide à la prise de décision.

 

La consommation d'alcool hebdomadaire avant et après le suivi en ligne, les plaintes de santé (physiques et psychiques) liées à la consommation d'alcool et la satisfaction relative à la relation thérapeutique en ligne ont été évaluées pour 255 personnes ayant participé à ce programme.

 

Celles-ci ont présenté une diminution significative de leur consommation d'alcool et de leurs problèmes de santé. La satisfaction concernant la relation thérapeutique en ligne était élevée. Le programme de thérapie a attiré des personnes qui, par ailleurs, n’ont pas tendance à demander de l'aide.

 

Une étude longitudinale serait nécessaire pour évaluer les effets à long terme (6 mois et 12 mois).

 

Since 2012, a french-speaking e-therapy program for people who wonder about their alcohol consumption is available in Belgium. This online support - anonymous and free - combines online consultations with a specialist psychologist to self-observation and decision-making tools.

 

The weekly alcohol consumption before and after the program, the alcohol- health complaints related (physical and psychological) and the satisfaction with the online therapeutic relationship were assessed for 255 people who participated.

 

These showed a significant decrease in their alcohol consumption and health problems. Satisfaction with the online therapeutic relationship was high. The e-therapy program has attracted people who, by the way, do not tend to ask for help.

 

A longitudinal study would be needed to evaluate long-term effects (6 months and 12 months).

Emilia Bogdanowicz, Angélique Belmont

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2018 - Volume XXIII - - N° 2


« Addictions et émotions » : thérapie de groupe du Trouble du Déficit d’Attention avec ou sans Hyperactivité dans le contexte d’un trouble addictif « Addiction and emotions »: group therapy of Attention Deficit Hyperactivity Disorder in the context of addictive disorders

 

Il existe une forte comorbidité des troubles addictifs chez les personnes présentant un diagnostic de Trouble du Déficit d’Attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Les aspects de dysrégulation émotionnelle et d’impulsivité retrouvées dans le TDAH favoriseraient la constitution de conduites addictives chez cette population. La clinique Belmont à Genève a mis en place un programme cognitif et comportemental de groupe de prise en charge du TDAH pour des patients présentant ces deux pathologies. Il s’agit d’un programme modulaire. La gestion émotionnelle, les stratégies comportementales et les habiletés sociales sont enseignées aux participants. Un accent particulier est mis sur le module « impulsivité », car celle-ci constituerait un facteur de risque dans la survenue de troubles addictifs. Depuis la mise en place de ce programme d’intervention, nous avons pu observer l’intérêt de ce type de prise en charge dans la prévention des rechutes addictives, mais aussi une amélioration fonctionnelle chez les participants du groupe.

 

Within people presenting an attention deficit hyperactivity disorder (ADHD) diagnosis, there is an important comorbidity of Substance Use Disorder. Emotional dysregulation and impulsivity found in ADHD could foster the establishment of addictive behaviors in this population. The “Clinique Belmont” mental health care facility has been running an ADHD cognitive and behavioral group to treat patients presenting both conditions. This program is based on modules, and teaches emotional management skills, behavioral strategies and social skills to participants with an emphasis on the “impulsivity” module, given the risk factor it may constitute in the occurrence of addictive disorders. Since the beginning of this program, we have been able to see its benefits in preventing addictive relapses but also in improving functional outcomes in participants.

Iliana Tufo, Sophie Nicole, Sophie Lagrange, Valérie Picard

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2017 - Volume XXII - - N° 3


Biais attentionnels et symptômes dépressifs : Quels sont leurs liens mutuels et leur association avec d’autres processus psychologiques ? Résultats préliminaires Attentional biases and depressive symptoms: what are their mutual links and associations with other psychological processes? Preliminary Results

De nombreuses données empiriques confirment aujourd’hui que les biais d’attention sélective envers
l’information liée aux préoccupations constituent un processus psychopathogène avéré dans le maintien des
troubles émotionnels, dont la dépression. Toutefois, on retrouve dans la littérature des contradictions
empiriques quant à l’existence de ces biais attentionnels dans cette pathologie. Aussi des données récentes
suggèrent-elles que, dans la dépression, les manifestations symptomatiques et les processus cognitifs
dysfonctionnels sous-jacents sont extrêmement hétérogènes. Cette hétérogénéité pourrait être un facteur
explicatif de ces contradictions empiriques. Par conséquent, cette étude a pour objectif d’examiner les biais
attentionnels envers l’information négative (e.g. tristesse) et positive (e.g. joie) ainsi que les liens
qu’entretiennent les biais attentionnels avec la rumination mentale et les difficultés interpersonnelles. Quatrevingt
cinq adultes présentant soit un diagnostic d’épisode dépressif majeur (n=33), un état d’humeur
dysphorique (n=21), ou une absence de trouble de l’humeur (passé ou actuel) (n=31) ont complété
différentes échelles ainsi que trois tâches de sondage spatial, chacune composée d’un matériel différent
(mots, visages, images). Ces résultats préliminaires n’ont pas mis en évidence de biais attentionnels envers
une information triste ou positive ni de liens entre ces biais attentionnels et les différents processus
psychologiques mesurés dans cette étude. L’absence d’association entre biais attentionnels et
symptomatologie dépressive révélée par nos analyses est en contradiction avec les modèles cognitifs de la
dépression.

Research has suggested that selective attentional biases for mood-congruent stimuli is a critical
psychological process in the maintenance of emotional disorders, including depression. However, there are
empirical inconsistencies in the literature regarding the existence of such attentional biases in this
psychopathology. Moreover, recent research indicates that symptoms of depression as well as cognitive
mechanisms of depression are characterized by a huge heterogeneity. One may consider that such
heterogeneity is one factor contributing to these empirical inconsistencies. As a consequence, in this study,
COMMUNICATION BREVE
RFCCC –2017 – Vol. XXII – n°3 – p.16
we investigated attentional biases for negative (e.g. sad) and positive-related (e.g. happy) stimuli and to their
respective association with mental rumination and interpersonal problems. Eighty-five adults with a major
depressive disorder (n=33), a dysphoric mood (n=21) or an absence of past or actual mood disorder (n=31)
completed different scales as well as three spatial probing tasks, each composed of different material (words,
faces, pictures). These preliminary results did not reveal any attentional bias towards sad or positive
information nor associations between these attentional biases and the two psychological processes measured
in this study. Given the absence of association between attentional biases and depression symptomatology,
our findings are at odds with cognitive models of depression.

Audrey Krings, Sylvie Blairy, Philippe Fontaine, Yun-Marie Vandriette, Alexandre Heeren

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